Membre depuis des années, je n’étais jamais allé à l’Assemblée Générale de PI Suisse. J’étais curieux: à quoi pouvait donc ressembler l’AG d’un mouvement politique, qui se veut très différent des autres?
Première belle impression, en arrivant à la maison de quartier Bäckeranlage, à Zürich, située au milieu du parc du même nom: le
soleil est au rendez-vous, de nombreuses fleurs bordent les chemins et la terrasse du bistrot accueille une petite foule joyeuse. A
l’intérieur, un cercle de chaises entourant une magnifique décoration florale.
L’assemblée commence par une chanson, que nous sommes invités à tous entonner ensemble. Il s’agit d’une création de Mani Matter, un artiste bernois que je ne connaissais pas. Un peu dur de suivre les paroles en suisse allemand, mais là n’est pas l’important. Ce qui compte est de me laisser entraîner par la musique et les voix qui m’entourent.
Une assemblée ordinaire n’échappe pas aux parties formelles, mais celles-ci se déroulent dans la légèreté et la confiance. Nous entrons dans une phase de proposition de divers changements, concernant les cotisations, la gestion du budget et la représentation
légale de PI Suisse. Le processus de consentement sociocratique est utilisé pour aborder chacun des points: questions de clarification, réactions, bonification de la proposition, consentement. La procédure n’est pas tout à fait fluide, mais les discussions se déroulent dans une grande écoute, et le processus s’améliorera sans doute avec le temps.
La matinée se clôt par un moment d’expression de gratitude, puis une minute de méditation silencieuse (observée chaque jour, par certains membres de PI). Une belle pause autour d’un repas canadien permet des rencontres plus informelles et de se ressourcer avant de reprendre.
Après une mise en mouvement par petits groupes, l’après-midi commence avec une autre partie formelle: la réélection du comité, puis celle des réviseurs aux comptes. La suite est un Open Forum, pour lequel 6 thèmes seront proposés par les membres présents. Les échanges sont riches et les résultats partagés en plénière. Je retiens surtout la volonté de ne pas laisser s’éteindre le Cercle Santé, thème cher à beaucoup des personnes présentes.
Une deuxième chanson de Mani Matter vient clôturer la journée. Il ne reste plus qu’à partager son ressenti en un mot (« joyeux
et en lien », je triche avec la consigne) et se dire au revoir.
Vous pouvez jouer aux jeu des différences: vous en trouverez bien plus que 7 entre cette assemblée générale et une autre plus
traditionnelle: du mouvement, des chants, de la joie, du partage, des décisions consenties et participatives, et j’en passe!
Sauf contre-temps, j’y retournerai avec joie en 2026.
François, pour PI Genève


