«Le progrès ne consiste pas en l’amélioration de ce qui a été, mais à avancer vers ce qui sera.» Khalil Gibran
Déclaration sur la procédure et l’objectif du commentaire politique
Le commentaire politique de PI Suisse est la conclusion d’un processus qui aide à définir des positions intégrales pour les textes soumis à la votation fédérale. Il y est déterminé si un texte représente un pas vers une vision d’une société intégrale, c’est-à-dire fournit une contribution à la transformation de la société, ou si la demande n’est qu’une variante de l’existant qui ne fait que tourner en rond. Le Conseil politique de PI Suisse porte un jugement sur les textes.
Le résultat de ce processus de réflexion est l’aboutissement d’un état des lieux de la situation actuelle et se traduit par une recommandation de vote intégrale sur la base d’arguments concrets.
L’ objectif du commentaire est d’inciter les lecteurs à mener des réflexions similaires, axées sur une vision, afin de tirer leurs propres conclusions. Le but d’une position intégrale n’est pas d’avoir raison, mais de guider les personnes vers une conscience plus éclairée.
Les responsables de cette publication sont: Pascal Furrer, Remy Holenstein, Kathrin Schelker, Tizian Frey, Pierrot Hans
Les thèmes de vote suivants sont proposés au niveau national le 09 février
Initiative populaire « Pour une économie responsable respectant les limites planétaires (initiative pour la responsabilité environnementale) »
1 – Initiative populaire « Pour une économie responsable respectant les limites planétaires (initiative pour la responsabilité environnementale) »
Ce que demande l’initiative
L’initiative pour la responsabilité environnementale demande que les activités économiques n’utilisent des res- sources et n’émettent des polluants que dans la mesure où les bases naturelles de la vie sont conservées. Cet objectif devra être atteint par des mesures socialement acceptables en Suisse et à l’étranger. L’initiative fixe un délai de dix ans, au-delà duquel l’impact environnemental dû à la consommation en Suisse ne devra plus dépasser les limites planétaires, rapportées à la population de la Suisse. Le texte de l’initiative ne précise pas les mesures exactes à mettre en œuvre (prescriptions, interdictions, incitations) pour parvenir à une consommation plus respectueuse de l’environnement. En raison de la brièveté du délai, il faudra probablement prendre des mesures radicales.
Orientation concrète et arguments du comité d’initiative:
La demande formulée par l’initiative devrait être une évidence, à savoir que la Suisse utilise uniquement les ressources naturelles nécessaires à la subsistance de l’humanité.
Pour ce faire, nous devons procéder à un changement fondamental de notre économie, nous éloigner de la course au profit des grandes entreprises pour tendre vers une économie faisant de notre bien-être et de celui de notre environnement une préoccupation centrale.
Ce changement nécessite une offensive dans les domaines de l’éducation et de la promotion d’emplois durables, ainsi que des investissements dans les infrastructures écologiques, par exemple les énergies renouvelables ou les voies piétonnes et pistes cyclables.
Les entreprises à but lucratif sont responsables d’une grande partie des dommages infligés à l’environnement. C’est pourquoi elles doivent désormais assumer leurs responsabilités et contribuer financièrement à la transformation de l’économie et de la société.
Une grande partie de la pollution causée par la Suisse l’est hors de ses frontières. C’est pourquoi la Suisse doit définir des principes écologiques et sociaux pour ses échanges commerciaux et le travail de ses entreprises, y compris à l’étranger.
Une telle initiative est très prometteuse: créer un avenir où il fait bon vivre, placé sous le signe de la communauté, du temps et de la proximité avec la nature, où l’humain vit en harmonie avec les limites naturelles de la planète.
Le Conseil fédéral et les Chambres rejettent l’initiative
Extraits de la décision du Conseil fédéral:
L’initiative populaire «Pour une économie responsable respectant les limites planétaires (initiative pour la responsabilité environnementale)» demande que les activités économiques n’utilisent des ressources et n’émettent des polluants que dans la limite des capacités naturelles de notre planète.
Les coûts de transformation que cette mesure engendrerait seraient disproportionnés et insupportables pour l’État et l’économie, et donc également pour la société, et donneraient la priorité à l’écologie sur l’économie en cas de conflit.
La Cst. [Constitution fédérale] comporte déjà de nombreuses dispositions relatives à l’écologie, mais laisse au législateur une marge de manœuvre suffisante pour tenir compte des évolutions actuelles. Contrairement à l’initiative, ces dispositions n’entraînent pas de conséquences économiques et sociales majeures.
Par ailleurs, le Conseil fédéral et le Parlement ont déjà défini différents objectifs et pris des mesures pour mieux préserver les ressources naturelles.
Le Conseil fédéral estime qu’il est plus judicieux de poursuivre les processus législatifs et stratégiques en cours dans les différents domaines politiques.
Le Conseil fédéral recommande donc de rejeter l’initiative sans contre-proposition directe ou indirecte.
Vision intégrale de l’avenir:
Dans une société intégrale, l’estime et la gestion respectueuse de toute la biodiversité et des principes de vie naturels relèvent de la conscientisation personnelle et sociale. Par conséquent, elles tombent sous le sens. Une société intégrale veille au bien-être de tous les humains, de tous les animaux et de toutes les plantes, ainsi que de la terre entière.
Recommandation de vote: Oui
L’initiative défend une vision du monde qui correspond en grande partie à celle de PI. Nous devons la soutenir de toute urgence. Nous recommandons donc l’adoption de l’initiative.
Nos réflexions à ce sujet:
Le comité d’initiative souhaite que les grandes entreprises participent davantage aux coûts collectifs – ce que nous estimons être équitable, car l’économie tire la majeure partie de ses bénéfices du collectif.
Une grande partie de la pollution causée par la Suisse l’est hors de ses frontières, par l’achat de produits étrangers, l’activité de nombreuses entreprises suisses à l’étranger et leur impact sur l’environnement, ainsi que l’exportation de déchets. Cet impact environnemental ne peut pas être compensé par les échanges de quotas.
L’initiative exige que notre économie respecte les principes écologiques et sociaux non seulement en Suisse, mais aussi à l’étranger – ce qui va tout à fait dans notre sens. La Suisse a tout intérêt à être pionnière dans ces efforts, y compris au niveau international.
Le Conseil fédéral estime que l’initiative est inutile, car toutes les exigences mentionnées dans l’initiative figurent déjà dans la Constitution et dans les lois y afférentes – tandis que nous constatons que l’environnement continue de pâtir et que la durabilité n’est nullement assurée.
L’initiative est un levier supplémentaire pour améliorer les chances de voir les dispositions mentionnées appliquées.
Le Conseil fédéral craint qu’en cas de conflit, la protection de l’environnement ne prévale pas sur les volontés économiques – nous estimons donc qu’il est nécessaire d’inverser rapidement ces priorités et d’accorder plus de poids aux efforts écologiques.
Il est temps d’admettre qu’à long terme et dans une perspective plus large, les approches paraissant profitables à court terme doivent pour beaucoup être abandonnées. Ce que l’on considère aujourd’hui comme allant de soi, comme garant de prospérité ou même d’un standard minimum, est en grande partie superflu ou nuisible à différents niveaux.
En calculant les coûts économiques selon ECOnGOOD, il apparaît immédiatement que les coûts environnementaux ont aujourd’hui un poids plus important.
Requêtes particulières de PI:
Cette initiative promeut un avenir où il fait bon vivre, placé sous le signe de la communauté, du temps et de la proximité avec la nature, où l’humain vit en harmonie avec les conditions naturelles de la planète.
L’initiative incite à intégrer le reste du monde dans notre réflexion, ce qui nous motive à mener nos activités de manière durable. Ce faisant, nous luttons contre la crise environnementale et climatique, l’extinction des espèces, la pollution de l’air et de l’eau et la dégradation de la fertilité des sols. Nous préservons ainsi les fondements nécessaires à la vie.
Pour atteindre les objectifs de l’initiative, il est nécessaire d’intensifier les efforts en matière d’éducation pour favoriser le développement global, notamment le développement intellectuel, spirituel et psychologique. Au lieu de poursuivre la croissance de l’économie et des infrastructures, il nous faut adopter des modes de vie alternatifs. Ils nous libèrent, en tant qu’humains, de la quête effrénée du «toujours plus» matérialiste.
Nous vivons aujourd’hui en grande partie coupés de la nature. Une société intégrale comprend la biodiversité comme un fondement de la vie sur notre planète, où l’humain vit intégré à cette diversité du vivant.
Chaque génération utilise les ressources dans les limites des capacités de notre planète et laisse aux générations suivantes de meilleures conditions de vie que celles dont elle a hérité.
Lorsqu’on considère la situation du «monde extérieur» comme un reflet de la situation du «monde intérieur», le parallèle est évident: nous agissons avec nous-mêmes de la même manière qu’avec la terre – en consommant plus de ressources que ce dont nous disposons.
Nous avons appris à dépasser certaines limites naturelles grâce à des compétences particulières, à des connaissances approfondies et à des technologies de notre invention. Nous avons donc la responsabilité de respecter les limites de la terre et de ses divers systèmes essentiels à la vie, ainsi que de les préserver dans l’intérêt commun, à court et à long terme.
Les textes soumis à la votation fédérale du 9 février 2025
«Le progrès ne consiste pas en l’amélioration de ce qui a été, mais à avancer vers ce qui sera.» Khalil Gibran
Déclaration sur la procédure et l’objectif du commentaire politique
Le commentaire politique de PI Suisse est la conclusion d’un processus qui aide à définir des positions intégrales pour les textes soumis à la votation fédérale. Il y est déterminé si un texte représente un pas vers une vision d’une société intégrale, c’est-à-dire fournit une contribution à la transformation de la société, ou si la demande n’est qu’une variante de l’existant qui ne fait que tourner en rond. Le Conseil politique de PI Suisse porte un jugement sur les textes.
Le résultat de ce processus de réflexion est l’aboutissement d’un état des lieux de la situation actuelle et se traduit par une recommandation de vote intégrale sur la base d’arguments concrets.
L’ objectif du commentaire est d’inciter les lecteurs à mener des réflexions similaires, axées sur une vision, afin de tirer leurs propres conclusions. Le but d’une position intégrale n’est pas d’avoir raison, mais de guider les personnes vers une conscience plus éclairée.
Les responsables de cette publication sont: Pascal Furrer, Remy Holenstein, Kathrin Schelker, Tizian Frey, Pierrot Hans
Les thèmes de vote suivants sont proposés au niveau national le 09 février
1 – Initiative populaire « Pour une économie responsable respectant les limites planétaires (initiative pour la responsabilité environnementale) »
Ce que demande l’initiative
L’initiative pour la responsabilité environnementale demande que les activités économiques n’utilisent des res- sources et n’émettent des polluants que dans la mesure où les bases naturelles de la vie sont conservées. Cet objectif devra être atteint par des mesures socialement acceptables en Suisse et à l’étranger. L’initiative fixe un délai de dix ans, au-delà duquel l’impact environnemental dû à la consommation en Suisse ne devra plus dépasser les limites planétaires, rapportées à la population de la Suisse. Le texte de l’initiative ne précise pas les mesures exactes à mettre en œuvre (prescriptions, interdictions, incitations) pour parvenir à une consommation plus respectueuse de l’environnement. En raison de la brièveté du délai, il faudra probablement prendre des mesures radicales.
Orientation concrète et arguments du comité d’initiative:
Une telle initiative est très prometteuse: créer un avenir où il fait bon vivre, placé sous le signe de la communauté, du temps et de la proximité avec la nature, où l’humain vit en harmonie avec les limites naturelles de la planète.
Le Conseil fédéral et les Chambres rejettent l’initiative
Extraits de la décision du Conseil fédéral:
L’initiative populaire «Pour une économie responsable respectant les limites planétaires (initiative pour la responsabilité environnementale)» demande que les activités économiques n’utilisent des ressources et n’émettent des polluants que dans la limite des capacités naturelles de notre planète.
Le Conseil fédéral recommande donc de rejeter l’initiative sans contre-proposition directe ou indirecte.
Vision intégrale de l’avenir:
Dans une société intégrale, l’estime et la gestion respectueuse de toute la biodiversité et des principes de vie naturels relèvent de la conscientisation personnelle et sociale. Par conséquent, elles tombent sous le sens. Une société intégrale veille au bien-être de tous les humains, de tous les animaux et de toutes les plantes, ainsi que de la terre entière.
Recommandation de vote: Oui
L’initiative défend une vision du monde qui correspond en grande partie à celle de PI. Nous devons la soutenir de toute urgence. Nous recommandons donc l’adoption de l’initiative.
Nos réflexions à ce sujet:
Requêtes particulières de PI:
Tu aimes cet article ?
Plus de nouvelles
Votations cantonales genevoises du 14 juin 2026
Commentaire politique sur les votations cantonales du 14 juin 26
Réflexions sur le rôle de la télévision et de la radio publiques en Suisse
Face aux pressions sur la SSR, une réflexion sur nos attentes par rapport aux médias publics
De la professionalisation des élus
Une réflexion sur les compétences et connaissances nécessaires aux élus pour assurer leur mandat